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Bienvenue à tous sur mon blog de fictions!

La première fic va de la page 1 à 6, la deuxième de la page 6 à la fin!


Bisous à tous et merci

# Posté le mardi 04 novembre 2008 10:49

Modifié le mardi 27 janvier 2009 06:03

Chapitre 1: L' Imprévu

Chapitre 1: L' Imprévu
9h15... J'étais debout depuis une heure mais comme d'habitude je serais en retard au boulot: une chance que mes patrons soient ma mère et mon beau-père. Quand je dis "une chance", il faut le dire vite cela dit, car le nombre d'heures supplémentaires s'accumulaient à vitesse grand V sans grand espoir de rémunération. Inutile de préciser alors qu'un certain mépris, ainsi qu'un dégout de cette injustice qui ne me laissait que très peu de temps à moi, ne cessait d'augmenter de jours en jours depuis les quelques semaines où mon travail ici avait commencé.
J'avais laissé tous mes amis, mon frère, ma famille, pour venir travailler ici avec ma mère, et je commençais presque à le regretter.

9h20, il était temps que je commence à y aller. Je me regardai une dernière fois dans le miroir: mon polo "Intermarché" blanc tombait désespérément sur mes poignets d'amour. Je remontai mon jean pour les cacher, et je fermai la porte.
Dans la voiture, je savourai mes 4 dernières minutes de liberté en écoutant "Mein Herz brennt" de Rammstein, mon groupe préféré. Si je réfrénais mon envie d'accélérer au refrain et que je trainais un peu aux feux rouges et aux "stops", je sais que j'aurai droit au début de "Sonne" avant d'arriver, et cette idée me plaisait.
Dernier feu rouge: eins, zwei, drei, vier, funf, sechs, zieben, acht, neun,... au "aus" le feu passa au vert et j'accélérai en même temps que cette musique qui me stimulait tant.
Je sortis de la voiture sous un ciel magnifique, la tête encore imprégnée de cette mélodie que je fredonnai en bougeant la tête. C'est seulement en me retournant que je remarquai l'homme garé juste à côté de moi. Il était encore installé dans sa superbe BMW et m'avait surement entendu arriver, les vitres ouvertes et la musique au také... OOPS, mauvaise image pour l'entreprise!!!
Mais l'homme me souriait, l'air compréhensif. Quelque chose dans ses yeux disait qu'il avait eu la même arrivée que moi, à quelques choses près. Et... était-ce un effet de mon imagination, où cet homme ressemblait étrangement au chanteur de Rammstein justement? Je lui souris à mon tour et continuai mon chemin en me disant que décidément mes yeux persistaient à voir des sosies de tout le monde, n'importe où, n'importe quand.

Ce n'est qu'une demi-heure plus tard que ma mère, à demi affolée, vint me chercher à la caisse où je m'étais installée, pour me dire que j'allais enfin pouvoir faire mes preuves en allemand. J'avais en effet été en fac d'LEA anglais-allemand, mais ça n'avait été qu'une année d'échec cuisant, et ma connaissance en allemand ne dépassait guère les paroles de Rammstein.

Moi: (blême, la suivant) qu'est ce qu'il ce passe? je ne sais pas parler allemand moi!!
Maman: Ben tu va devoir te débrouiller, Nina, parce qu'il y a un allemand ici qui demande quelque chose, mais qui ne parle pas du tout français! Tu es la seule ici à pouvoir te débrouiller avec lui

Le ton hautain de ma mère arrivé en guise de bonjour ne fit qu'accentuer la colère que je portais en moi depuis quelques jours, et , accumulée à cette fatigue irrécupérable que je nourrissais depuis que je travaillais ici, ma tête commença à bourdonner et mes yeux à me faire mal.
Ce n'est que lorsque je me retrouvai en face du fameux allemand, que je reconnu l'homme de la BMW.
Je lui souris, il me rendit mon sourire, il m'avait reconnu.
La ressemblance avec Till Lindemann était encore plus frappante lorsqu'il était debout. Grand, carré, la quarantaine, il avait quelque chose d'indescriptible qui s'émanait de lui, qui faisait que même s'il y avait du monde autour, c'était de lui que mes yeux ne pouvaient se détacher.
J'étais tout simplement fascinée.
Pour ne pas paraître totalement niaise, j'entamai la "conversation"

Moi: Guten Tag!!
Lui: Guten Tag!!
Moi: Ich spreche kein deutsch wirklich gut... Do you speak english?
Lui: (souriant) Yes, yes I do... (en anglais) J'aimerai savoir si vous auriez du...

Sa voix était lente et profonde, j'en étais comme envoutée. J'avais également l'impression de l'avoir déjà entendue quelque part...
Je ne compris pas exactement ce qu'il désirait mais après quelques explications je devinai qu'il s'agissait d'une sorte de pastilles, ou de bonbons, pour la gorge.

Lui: (en anglais toujours) On en trouve dans les supermarchés en Allemagne, c'est très efficace. Mais en France, je ne sais pas si vous en avez... c'est parce qu'en fait je suis chanteur dans un groupe et j'en prends assez souvent, c'est très bon pour la voix.

# Posté le samedi 12 juillet 2008 13:26

Modifié le mardi 24 mars 2009 19:47

Chapitre 2: Le rêve...

Chapitre 2: Le rêve...

Cette dernière phrase eu pour effet de me ramener brutalement à la réalité: un chanteur allemand ayant la même carrure, les mêmes yeux, le même visage, les mêmes lèvres, la même voix que Till Lindemann se trouvait là, devant moi, à me demander banalement des pastilles pour la gorge!!

Mes joues s'embrasèrent et le petit sourire entendu qu'il m'avait fait en m'annonçant qu'il était chanteur ne faisait rien pour me mettre à l'aise. Si vraiment il était le grand, l'immense chanteur de Rammstein, il m'avait alors entendu arriver ici et chanter sur l'air de l'une de ses chansons...

J'avais véritablement du mal à croire ce qu'il se passait, et le moteur de mon cerveau s'est mis en marche automatique. Je demanda à ma mère si l'on avait un tel produit, elle partit lui chercher ce qu'on avait de semblable et il nous remercia chaleureusement.

Je repartis à ma caisse en ayant la sensation étrange que ma vision s'était réduite, et mon cerveau embrumé. Une chose était certaine: Quelque chose dans mes entrailles, dans ma chair, avait changé en sa présence, et son éloignement était difficilement supportable.
Etait-ce lui? vraiment lui? Est- ce que c'était pour ça que je me sentais bizarre? Comme transformée interieurement? Oui, certainement. Après tout, ce n'est pas tous les jours que l'on rencontre le chanteur de son groupe favori, sur qui l'on a tant... fantasmé!!
Mais après tout je n'avais aucune preuve que ce soit bien lui, et ma raison m'interdisait de m'emballer...

Puis 15 minutes plus tard, les bras chargés de choses et d'autres (bières, pizzas, steaks, pain, pommes de terre,...), le chanteur se présenta à ma caisse en souriant.

Lui: (en anglais) Je me demandais si vous m'aviez reconnu ou pas?
Moi: (rouge - en anglais) Je crois oui... donc c'est bien vous? Till Lindemann? Le chanteur de Rammstein?
Lui: (souriant de plus belle) C'est moi. J'ai entendu "Sonne" dans votre voiture, donc j'ai pensé...
Moi: Oui. J'aime énormément votre groupe!! Vous êtes vraiment exceptionnels!
Lui: Merci. C'est idiot mais c'est étrange de rencontrer une fan dans son milieu de travail. Ca donne une autre dimension je trouve. On est loin des anarchistes qui aimeraient être comme nous mais qui ne savent pas ce qu'est la vie.
Moi: Oui. C'est sur, ça doit être fantastique de faire partit d'un groupe tel que le votre, mais en attendant j'ai 20 ans et un compte en banque à nourrir! Il faut être réaliste...

Il me regarda étrangement, comme si ce que je venais de lui dire l'avais blessé...
Est-ce que c'était le fait que je lui dise que j'avais 20 ans? Ou que nous avions des vies très différentes?

Pourtant lorsque j'étais près de lui nos différences semblaient s'effacer, ne laissant place qu'à l'étrange état dans lequel je me trouvais. Mes jambes tremblaient sous ma caisse, mais mains étaient moites et mon coeur battait si fort que j'en avais presque mal! Cependant ma tête était dans un tel état de plénitude... en y repensant, c'est étrange, mais je crois que si j'avais été un chat j'aurais ronronné comme jamais à cet instant!
Mes yeux ne pouvaient se détacher de ses yeux, si doux, ses lèvres, si belles, ses mains, si puissantes... et lorsque nos mains se frôlèrent lorsqu'il me tendit sa monnaie, des frissons me parcoururent le corps, et j' eus l'étrange impression que ces frissons l'avaient traversé également.
On se regarda dans les yeux une fraction de seconde, une merveilleuse et terrible fraction de seconde, puis nous nous sommes dit "au revoir" et il partit.

Je suis restée là comme si un bout de mon âme s'échappait avec lui... mais que pouvais-je faire? Lui courir après sans savoir quoi lui dire?
Un instant mes pieds se posèrent sur le sol, prêts à bondir,... mais, le coeur remonté dans le gorge, je me rassis en souriant comme je le pouvais au client suivant qui me regardais impatiemment.

# Posté le dimanche 13 juillet 2008 13:06

Modifié le mardi 27 janvier 2009 06:08

Chapitre 3:... et la réalité

Chapitre 3:... et la réalité
Deux mois plus tard...

Déjà deux mois s'étaient passés depuis cette rencontre, deux mois monotones, où l'espoir de revoir Till m'avait quitté. Il était surement venu ici pour des vacances et était reparti aussi sec.

Dire que je n'avais pas oublié cette journée serait un euphémisme. En deux mois le peu d'activités que j'avais pu avoir en dehors du boulot se résumait à passer mon temps sur des sites consacrés à Till et Rammstein, à acheter tout ce que je pouvais sur ce groupe, et à les écouter en boucle.

Je dormais peu, mangeais peu, travaillais beaucoup les yeux tombants, et je pensais tout le temps à Till.

En deux mois, j'avais perdu 15 kilos, et je m'étais remise au sport dont j'espérais qu'il me viderai la tête et m'aiderai à dormir.

Mais Till était ancré dans mon esprit et omniprésent dans ma tête... Sans cesse je me répétais que NON, je n'étais pas amoureuse, j'étais simplement sous le choc de cette rencontre imprévue.

Je ne pouvais pas être amoureuse de Till Lindemann, rien que de l'envisager me déchirais le coeur.

Till Lindemann, le chanteur allemand de 45 ans ou presque, qui a déjà quatre enfants dont une fille plus agée que moi, qui a déclaré à la presse il y a quelques temps qu'il avait probablement trouvé la femme de sa vie...

Non, je ne pouvais pas être amoureuse, pourtant...



Mon travail à intermarché prenait fin à la fin de la semaine, et deux solutions s'offraient alors à moi: Partir à sa recherche en hurlant des "Till, ich liebe dich!!" partout en Allemagne comme dans les films d'amour, et, si j'ai beaucoup de chances, je me retrouverai face à lui, il me regarderai d'un air ébahi en essayant de se souvenir de moi, en vain. La deuxième solution consistait à rentrer chez moi retrouver tous mes proches, trouver un job ailleurs et oublier cette histoire.

La solution qui semblait être la plus simple étais loin de l'être, mais c'était la plus sage.

C'est pourquoi, en ce mardi matin, je téléphona à mon frère pour lui demander de prévoir mon retour sur Bordeaux pour le lundi suivant. En racrochant, des larmes coulèrent sur mon visages, suivies par des larmes de colère!! Je me trouvais pathétique de souffrir ainsi, pour moi pour qui la vie était une simple question de volonté, et les sentiments aussi.

La chanson "Keine Lust" me disais de me bouger, de ne pas rester dans cet état second, et c'est ce que je comptais faire.

Le remède serait draconien: toutes mes affaires sur Rammsein, mes CD, DVD, resteraient chez ma mère. Si je devais oublier Till, je devais d'abord me débarrasser de tout ce qui pouvait me faire penser à lui.

Une nouvelle vie commençait pour moi. Après tout, j'allais enfin retrouver mes amis, mes repères, et ma nouvelle allure avec 15 kilos de moins était plutôt plaisante. Je rencontrerais peut-être quelqu'un sur Bordeaux.



13h00: Je suis à table avec ma mère et mon beau-père lorsque ma mère lança un



Maman: Au fait, tu te souviens, l'allemand qui était venu il y a quelque temps à inter, que j'étais venue te chercher pour que tu fasse la traduction? Tu te souviens?



Mon estomac se contracta tellement que je me demandais comment mon bout de melon allait passer



Moi: Oui, je m'en souviens

Maman: Et bien il est revenu ce matin, on a pas très bien compris, mais Louise qui parle un peu anglais à deviné qu'il te cherchait. Elle lui a dit de repasser dans l'après-midi.



Elle avais dit tout celà d'un air indifférent, sans se rendre compte que mes entrailles étaient soudain déscendues d'un cran, comme si je venais de louper une marche d'escalier.

Je quitta la table et partis vomir dans les W.C. Till Lindeman était revenu, et il voulait me voir. Cette après midi.

# Posté le lundi 14 juillet 2008 13:12

Modifié le mardi 27 janvier 2009 06:10

Petite précision...

[Une petite précision pour les chapitres qui vont suivre: Les dialogues entre Till et moi se font en anglais...

Merci à tous pour tous vos comms, le prochain chapitre arrive bientôt!
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# Posté le mercredi 16 juillet 2008 10:45

Modifié le mercredi 16 juillet 2008 12:01